Un couple saint : Marie et Joseph

Voilà comment chaque mari doit aimer sa femme comme si elle était son propre corps : ainsi celui qui aime sa femme s’aime lui-même.                                                                                                                                                                                                                                     Ep 5-22

Un couple saint : Marie et Joseph


Marie était parfaite et très belle, Joseph devait l’aimer passionnément. -  Il est probable qu’ils avaient fait très jeunes vœu de virginité et de célibat, pensant hâter ainsi la venue du Messie. Joseph est juste (Mt 1,19) et Marie est l’humble servante du Seigneur (Lc 1,48) et ils accomplissent la loi du Seigneur (Lc 2,23). Sur la base de leur union avec Dieu, Joseph et Marie vécurent vraiment comme une seule personne (Gn 2,24).

Marie est donnée en exemple à la fois aux personnes célibataires consacrées et à la fois aux couples mariés. Dans toute la tradition spirituelle, Marie est contemplée comme le modèle et la Reine des vierges et des consacrés. Cela n’empêche pas une tradition plus récente de voir aussi en Marie et Joseph le modèle des époux ; la fête de la Sainte Famille a bien ce sens d’exemplarité. Cet apparent paradoxe confirme qu’il est impossible de réduire le mystère incomparable de Marie (et par conséquent de Joseph) à l’une ou l’autre de nos expériences.

Les éléments présents dans nos évangiles suffisent à nous faire entrevoir la vie de la sainte famille.

  • Une vie d'admiration et d'émerveillement. Car si Joseph et Marie se sont étonnés de ce que disaient les bergers ou le vieillard Syméon au sujet Jésus (cf. Luc 2,18 et 2,33) combien plus ont-ils du admirer Jésus lui-même présent en leur maison durant toutes ces années d'intimité à Nazareth !
  • Une vie de louange comme la Vierge en donne l'exemple dans le Magnificat (Luc 1, 46-55).
  • Une vie de piété, comme le montre leur pèlerinage à Jérusalem et leur fidèle accomplissement de la Loi de Moïse (cf Luc 2,22-24.39 et 2,41).
  •  Une vie d'obéissance et d'humilité comme l'indique la soumission du Fils de Dieu à ses parents (Luc 2,51). Dans la sainte famille « le plus grand se fait serviteur » (cf Mc 10,43) ;  l'obéissance est à rebours de la dignité des êtres : le Fils de Dieu est soumis à l'Immaculée qui est soumis à l'homme juste.
  • Une vie de service aimant comme le suggère l'empressement de la vierge à servir sa cousine (Luc 1,39).
  • Une vie de prière et de méditation car « Marie conservait toutes ces choses et les méditait dans son cœur » (Luc 2,19 cf 2,51).
  • Une vie pauvre comme l'indique l'offrande des deux tourterelles prévues pour les personnes de peu de ressources (Luc2,24).
  • Une vie d'épreuves qui les mènera comme une famille émigrée à gagner l'Égypte (Mt 2,14).
  • Une vie de labeur dans l'atelier du charpentier (cf Mc 6,3).
  • Une vie de foi surtout, car malgré les avertissements célestes dont ils avaient été les bénéficiaires, Marie et Joseph ne cheminaient pas dans la claire vision mais bien dans l'obscurité de notre condition terrestre. Ils ne prétendent pas être dispensés des soucis familiaux.


Lorsqu'il s'agit de fuir en exil, ils ne se targuent pas d'une protection spéciale de Dieu qui leur épargnerait les devoirs élémentaires de la prudence humaine.

Ils sont sans présomption. Ils connaissent les affres de tout parent et de tout éducateur jusqu'à l'anxiété parfois. Ils ne comprenaient pas tout (cf. Luc 2,50), mais ils vivaient de confiance en Dieu.  Aussi peut-on dire de la Vierge en ces années de Nazareth qu'elle " menait sur terre une vie semblable à celle de tous, remplie par les soins et les labeurs familiaux".




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